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dimanche 6 octobre 2013

Chroniques de la fin du monde, T3-Les survivants, Susan Beth Pfeffer


Éditions: Pocket (jeunesse)
Genre: Science Fiction, jeunesse
Pages: 253

4ème de couverture:

Cela fait maintenant un an qu'un astéroïde a percuté la Lune et provoqué un bouleversement climatique sans précédent.
Dans un monde ou tout s'écroule, Miranda tombe pourtant éperdument amoureuse d'Alex, qu'elle vient de rencontrer. Mais une terrible tornade approche : les deux jeunes gens parviendront-ils à s'aimer dans un tel chaos ? Leurs destins sont en suspens...





Extraits:

Combien vont survivre l'année prochaine, la décennie prochaine? Moi j'ai eu seize bonnes années dont une seule atroce, mais pour Gabriel, pour tous les Gabriel, la vie entière sera comme cette longue et terrible année. J'ai eu seize ans de bonheur pour m'aider à la traverser, mais eux, qu'est ce qu'ils auront?

Autrefois, l'été était la saison du bleu, du vert et du jaune. Je suppose que désormais, ce sera la saison du moins-gris. C'est comme: "C'est à ça qu'on reconnaît une bonne balade: rien de cassé!" On ne vise pas haut. On revoit ses espérances à la baisse, et ce qui semblait "atroce" hier devient "pas si mal" aujourd'hui.



Mon avis: 

                   Nous retrouvons dans ce troisième tome Miranda, jeune femme de 17 ans, qui vit toujours avec sa mère et ses frères dans leur petite maison, quasiment un an après la catastrophe qui a rapproché la Lune de la Terre.
Ils ont tous les 4 survécut avec beaucoup de difficulté à l'hiver particulièrement rude et heureusement le printemps reprend peu à peu ses droits, la neige fondant petit à petit. Cependant toujours pas de Soleil, il est toujours camouflé par les cendres volcaniques. 
La vie devient donc un peu plus facile en ce début de printemps, d'autant plus qu'un ravitaillement est mis en place une fois par semaine par le maire de la ville grâce a ses connaissances.

                 La première partie du livre est donc consacrée, toujours sous forme du journal de Miranda, à la survie de notre petite famille. Un nouveau personnage,Syl, va faire son apparition. Jeune femme un peu plus âgée que Miranda, on comprend a quel point sa vie a pu être difficile avant entre les camps de réfugiés et l'errance sur les routes. 
D'autres personnages vont faire leur apparition dans la deuxième moitié du livre: en effet nous retrouvons le père de Miranda, sa femme et leur enfant, ainsi qu'Alex et Julie (que nous avions rencontré dans le second tome) et Charlie.
 J'ai beaucoup apprécié  retrouver toute cette famille et leur bataille au quotidien pour continuer à survivre malgré le désespoir qui s'installe. J'ai pris beaucoup de plaisir à me remettre dans cette ambiance post apocalyptique, froide, dure, grise ou l'espoir côtoie la lassitude de toujours devoir se battre pour survivre. J'ai particulièrement été touchée par cette lassitude qui se met en place chez Miranda, cette sensation que de toute façon sa vie entière continuera à être aussi dure voire même plus.

                 La quatrième de couverture nous "vend" une magnifique histoire d'amour entre Miranda et Alex, et là je n'ai pas du tout accroché, pas du tout été convaincue. 
Tous deux ne s'appréciant pas à la base, le rapprochement s'est fait tellement rapidement, sans vraiment qu'on comprenne pourquoi. Je veux bien croire au "coup de foudre"  mais la ça m'a semblé extrêmement rapide, d'autant plus qu'ils n'ont rien en commun. On a souvent l'impression que Miranda est tombée amoureuse car Alex est le seul garcon "disponible".
La longueur de ce tome m'a un peu dérangé, un peu plus petit que les précédents, tout a été un peu trop rapide pour moi. D'autant plus que la fin ouverte m'a laissé un goût d'inachevé.

               En conclusion, un avis très mitigé sur ce troisième tome: j'ai retrouvé avec énormément de plaisir tous le personnages et cette ambiance sombre que j'avais tant apprécié auparavant; je n'ai par contre pas du tout été convaincue par les relations entre Alex et Miranda et la fin ouverte.

 Livre lu dans le cadre de :

samedi 5 octobre 2013

Le cycle d'Ender, T1-La startégie d'Ender, Orson Scott Card

Éditions: J'ai Lu (Science fiction)
Pages: 383
Genre: Science Fiction

4ème de couverture:

Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi à repousser l'attaque des doryphores... Aujourd'hui pourtant, une nouvelle invasion menace.
Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais le temps est compté. Parmi les élèves-officiers — tous des surdoués —, Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé à devenir un puissant Stratège, il est le jouet des manipulations de ses supérieurs depuis sa naissance... et cela le dépasse.
Car c'est entre ses mains que repose le sort de l'humanité.
Et Ender n'a que six ans.


Mon avis:


                    Andrew Wiggins, dit Ender, est un "troisième". Dans une société ou le contrôle des naissance est aussi strict, tout le prédestinait à souffrir de par sa position dans la fratrie.
Sa conception a été autorisée  à cause du patrimoine génétique exceptionnel qui ferait de lui le sauveur dont l'humanité a besoin.
En effet ses aînés Peter et Valentine sont deux enfants surdoués mais l'une trop tendre et affectueuse et l'autre trop cruel, pour jouer ce rôle; l'Hégémon a donc autorisé les parents d'Ender à le concevoir dans l'espoir qu'il serait celui que tout le monde attendait pour battre les Doryphores.

Orson Scott Card nous transporte dès les premières lignes grâce a ses talents de conteur dans un univers, une société dure, froide, ultra totalitaire ou chaque chose est surveillée, censuré, ou les religions sont interdites.On a cette sensation que la première invasion Doryphore a trouvé la Terre en pleine guerre froide et l'a bloquée dans ce système de totalitarisme ou le monde est partagé entre l'Hégémon pour l'Ouest et le Pacte de Varsovie à l'Est.
             
                        Dans cette société ultra surveillée, Ender grandit durant 6 ans subissant les brimades de ses camarades d'écoles a cause de sa position de troisième et de son frère Peter qui le jalouse et reporte sur lui sa déception de ne pas avoir été l'être attendu.
 Dés les premiers chapitre, l'auteur nous fait parfaitement ressentir la grande souffrance et la peur perpétuelle d'Ender, grâce a un style d'écriture simple et rapide à lire. Les seules notes de bonheurs sont apportées par Valentine qui l'aime tendrement et est une sorte de substitut maternel face a des parents qui ont l'air extrêmement effacés et dans l'attente de ce que la société leur impose de faire.
                        Aux 6 ans d' Ender , le colonel Graff vient recruter Ender pour l'École de Guerre qui se charge de la formation des futurs capitaines des vaisseaux de la Flotte Interstellaire.
Il pénètre alors un nouveaux monde ou les règles ne sont plus les mêmes, ou l'important est le Jeu (simulation de combats spatiaux), la pesanteur, la stratégie...
Ender s'y fera quelques rares amis et continuera a subir les brimades des autres élèves tellement jaloux de ce jeune surdoué qui gagne tout tout le temps. Les agressions, les tricheries des adultes pour le former, la peur de ressembler de plus en plus à Peter, la souffrance, la pression,l'isolement, on ressent toutes ces choses qu'Ender connaît et on ne peut qu'éprouver de l'empathie pour cet enfant. Et de là on ne peut que se poser une question : a t on le droit de faire autant souffrir des enfants pour le bien, la survie de tous, celle de l'humanité ici?
Cette question est restée en filigrane dans mon esprit durant toute ma lecture et ce livre restera, surement pour cette raison, un des livres qui m'a le plus marqué ces derniers temps.

                       Les années passent, les succès s'accumulent, la douleur reste pour Ender et le rythme d'écriture s'accélère de plus en plus pour nous porter jusqu'à un final très bien pensé ou l'esprit humain montre encore une fois a quel point il peut être retors envers ses semblables, traumatisant par là même Ender.
                       Ce livre, grand classique de la SF, traînait depuis très longtemps dans ma Pal, et je ne regrette pas de l'avoir ouvert. Il m'a complètement chamboulée, le style de l'auteur très facile à lire laisse place aux émotions et m'a permis de les éprouver. L'univers avec ses références à la Guerre Froide m'a beaucoup plu. Je pense que je lirais la suite avec plaisir même si ce tome se suffit entièrement à lui même.


lundi 30 septembre 2013

Bilan du mois de Septembre 2013


Comme beaucoup d'autres sur la blogo j'ai eue envie de faire un petit bilan mensuel pour le plaisir de suivre l'avancée de mes lectures. Cela me permettra de voir a quel rythme je lis et si j'arrive à suivre avec la publication des chroniques.

BILAN:

Trop petit mois à mon gout, la faute à la reprise du boulot depuis fin aout (et oui être pionne dans mon lycée, c'est super enrichissant mais très bruyant et peu propice à la lecture) et à une méga angine de la mort qui tue pendant une semaine!

Verdict, 5 livres lus:

         - Chroniques de la fin du monde, T1- Au commencement, 391 pages
         - Chroniques de la fin du monde, T2- L'Exil,334 pages
         - Les aventures d'Aliette Renoir, T1 - La secte d'Abaddon, 301 pages
         - Kushiel, T1- La Marque, 1151 pages
         - Maeve Regan, T1- Rage de dents, 397 pages 
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Soit au total, 2574 pages lues, un véritable coup de coeur avec le premier tome de Kushiel et une petite déception avec le premier de Maeve Regan avec lequel je n'ai pas trop réussi à accrocher. Je pense que je tenterais quand même de lire le second pour peut être ne pas rester sur cette mauvaise impression! Y a plus faire encore mieux le mois prochain!






            


Kushiel, Tome 1: La Marque, Jacqueline Carey



Éditions: France Loisirs
Genre: Fantasy
Pages: 1151

4ème de couverture:

Phèdre nô Delaunay a été vendue par sa mère alors qu'elle n'était qu'une enfant.
Habitant désormais la demeure d'un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l'histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout...
les arts du plaisir.
Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d'elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes.
Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque.
Or, lorsqu'elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d'Ange, elle n'a d'autre choix que de passer à l'action.
Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d'embûches, qu'il lui faudra mener jusqu'au bout pour sauver son peuple.



Mon avis:

                     Un vrai coup de cœur que ce livre qui m'aura pris tant de temps à finir. De la fantasy dans toute sa splendeur, un récit épique qui vous emportent au fil des pages, des héros émouvants et attachants, des conspirations machiavéliques pour prendre le pouvoir, des barbares et des villes assiégées, des luttes de pouvoirs et des histoires d'amour....

                      Le récit commence par toute une présentation de ce nouveau monde dans lequel on débarque grâce a la plume de Jacqueline Carey.
Nous suivons en effet pendant au moins les 150 ou 200 premières pages, l'enfance de Phèdre, vendue à la Cour de la Nuit par ses parents puis dont la marque a été rachetée par Delaunay, un homme proche du trône et des luttes de pouvoirs.
Jacqueline Carey profite de ces premières pages pour nous faire connaître tout un nouveau monde à la fois proche et terriblement éloignée du notre. Terre d'Ange, Skaldie, Alba....Des lieux qui en étant complètement différent de notre monde, sont aussi fortement inspirés de notre Europe sous la Renaissance. 
On repère à chaque fois avec  plaisir des ressemblances avec notre histoire. Des cultures qui ne sont pas sans rappeler pour l'une celle des Vikings et pour une autre celle des irlandais ou des écossais; mais encore une théologie qui ressemble a celle racontée dans la bible avec l'histoire de Jésus et de ses apôtres qui rappellent la divinité Elua et ses compagnons.
Si certains pourront trouver cette première partie un peu longuette, je l'ai pour ma part adorée, l'auteur de part ses explications, jamais trop lourdes et très bien écrites et distillés, m'immergeant complètement dans le monde des Dangelins.

                Notre héroïne, Phèdre, qui raconte cette histoire, grandit au sein de ce monde, achetée par la cour de la Nuit puis par Delaunay qui reconnaît en elle la marque de Kushiel: cette tache rouge qu'elle a dans l’œil et qui fait d'elle un être à part, une anguissette qui trouve son plaisir dans la souffrance.
 Delaunay va faire d'elle une courtisane doublée d'une espionne, il va lui apprendre à utiliser son talent si particulier et a écouter, voir, comprendre, analyser, toutes les intrigues de la cour royale. Phèdre grâce à sa particularité devient vite une des courtisanes les plus demandées de la cour royale, vendant son corps pour racheter sa marque qui prendra la forme d'un tatouage lui recouvrant le dos et attestera de sa liberté retrouvée. Espionnant ainsi pour le compte de son mentor tellement aimé, elle se retrouve prise avec Alcuin, l'autre élève de Delaunay et "frère adoptif" de Phèdre, dans des intrigues de cours passionnantes nous faisant ainsi connaître les membres de la famille royale et les gens qui gravitent autour.

                    Puis arrive le drame et à cause de tous ces complots la vie de Phèdre et de son garde du corps, Joscelin, un moine-guerrier Cassilin va changer du tout au tout.
Ils vont vivre tous les deux maintes aventures et péripéties nous emmenant un peu partout dans le monde créé par Jacqueline Carey, nous faisant découvrir toutes ces cultures différentes et nous montrant ainsi toutes les facettes de leurs caractères si attachants et complexes.
 Phèdre va ainsi se révéler une héroïne intelligente et humaine, soumise parfois de part sa caractéristique mais aussi tellement rebelle et courageuse. Joscelin quant à lui est tiraillé entre ses serments si durs à respecter et leur survie à tous. Ils seront aidés dans leur quête par toute une palette de personnages riches et travaillés, chacun ayant son caractère et sa personnalité.
                 L'histoire de Phèdre est brillamment servie par la plume de l'auteur, riche,colorée, poétique et très agréable a lire.
 Certes de part le métier de notre héroïne, le sexe et le sado-maschisme sont présent. Cependant chaque scène est là dans l'intérêt de l'histoire, on ne lit pas du sexe pour du sexe et chaque scène est très bien écrite. Malgré quelques passages un peu crues je n'ai jamais trouvé ça choquant; allant même jusqu'à trouver une petite pointe de poésie lors de l'initiation de Phèdre.

                En bref, un vrai coup de cœur qui m'aura certes pris beaucoup de temps à finir mais dont j'ai adoré chaque passage et suivi avec tellement de délectation chaque petites péripéties.
 M'étant autant attaché a Phèdre, je ne peux que recommander ce livre et si une petite pause s'avère indispensable, je ne tarderais cependant pas à entamer le second tome.



En bonus une petite interview de Jacqueline Carey datant de 2009 sur le site Elbakin.

dimanche 22 septembre 2013

Challenge Littérature jeunesse/ Young Adult



Je m'inscris pour une première participation à ce challenge Littérature jeunesse qui recommence pour une 3ème année!
Je m'inscris dans la catégorie 3: A pieds joints dans la marelle= lire au moins 35 livres.

Comment ça marche?

Le but est de lire un nombre d'ouvrage jeunesse ou Young Adult se rapportant aux catégories suivantes (une catégorie= un nombre de livre)

Catégorie 1 : Aux frontières du rêve = Au moins 10 livres
Catégorie 2 : Badine avec les royaumes de l’enfance = Au moins 20 livres
Catégorie 3 : À pieds joints dans la marelle = Au moins 35 livres
Catégorie 4 : À su garder son cœur de mioche = Au moins 50 livres

Catégorie 5 : Peter Pan dans l’âme = Au moins 65 livres

Catégorie 6 : Au pays des mille et un livres = Au moins 80 livres

Catégorie 7 : Vit dans un conte de fées = Au moins 100 livres et plus
Comment participer?
◊ Il se déroulera sur 1 an à partir du premier du 1er octobre 2013, soit jusqu'au 30 septembre 2014.

◊Les inscriptions sont possibles les trois premiers mois du challenge, jusqu'au 31 décembre 2013. Il suffit que vous laissiez un commentaire chez Kalea ou chez Mutinelle.

◊ Pour vous inscrire, laissez un petit commentaire avec la catégorie choisie et un lien vers votre blog.

◊Lorsque vous aurez lu et chroniqué un livre rentrant dans le challenge,publiez un des logos (disponibles sur les blogs d'inscriptions) dans votre article et renvoyez vers le billet d’inscription.  Puis venez donner le lien de votre article sur le blog sur lequel vous vous êtes inscrit, en nous rappelant votre catégorie : de cette manière « 1.Titre, tome X de auteur suivi du lien ». Ex : « 1. Les malheurs de Sophie de la Comtesse de Ségur », suivi de votre lien. Nous nous chargerons de regrouper tous vos liens et feront le point une fois par mois.

◊ Vous avez aussi la possibilité de changer de catégorie en cours d'année.

◊Tous les livres jeunesses sont acceptés, ça va donc de la bibliothèque rose au récentes collections apparues récemment. Par contre seuls les livres comptent et non les albums.


RÉCAPITULATIF:


samedi 14 septembre 2013

Les aventures d'Aliette Renoir, T1: La secte d'Abaddon, Cécilia Correia


Éditions: Rebelle
Genre: Urban fantasy
Pages: 301

4ème de couverture:
En arrivant à Paname, les Allemands s’étaient rendu compte qu’une menace plus dangereuse qu’eux sévissait déjà. Alors, en accord avec leurs autorités, ils laissèrent ma famille, les Renoir, continuer leurs petites affaires. Je vais vous dire : cela aurait été plus simple si j’avais dû zigouiller des rongeurs et encore… j’en avais horreur. Bon, je ne vais pas vous mentir plus longtemps, je déteste toutes les bestioles, qu’importe l’espèce animale. Sauf que la plus terrible de toutes, celle que je traquais chaque nuit demeurait mon pire cauchemar. Mais voilà, l’honneur de la famille restait ma priorité. Si bien que même si j’avais le trouillomètre à zéro, je devais quand même braver mes peurs en affrontant mon ennemi juré : le vampire.


Extraits: 

Je suivis ses yeux et vis que ma main était en train de palper inconsciemment ses muscles. Ma menotte y prenait même beaucoup de plaisir.
Je bondis et la retirai comme si j'avais été brûlée par de l'acide.
-Nom d'une bistouflette cornue!
-Ah, non! Vous ne l'avez pas encore touchée! s'exclama t'il les mains en l'air.

-C'est ...?
-Des gonades de loup-garou mâle, expliqua Uphir d'un timbre caverneux.
-C'est à dire ?
-Des roupettes de bête à poil, traduis-je, en me souvenant qu'il ne connaissait pas tous les mots de la langue française.


Mon avis:

                    Cela commençait a faire un petit moment que ce premier tome traînait dans ma PAL et j'ai enfin trouvé l'occasion de le lire avec le challenge 1 an/ 1 genre :Urban fantasy.


                J'ai lu ce livre en très peu de temps, me laissant emporter par l'histoire et surtout par l'héroïne que j'ai adoré suivre!
Ce livre a commencé pour ma part par une grosse surprise. A la vue d'une couverture, la lecture du résumé, on se fait toujours une première impression de la lecture a venir; pour ce livre ci ma petite idée sur l'histoire que j'allais lire était complètement fausse. Dés les premières pages tout ce que je pensais m’apprêter à découvrir a été chamboulée et j'ai adoré.
J'ai adoré commencer ma lecture sur cette fausse impression et me dire que tout restait à lire.

                Ce livre nous entraîne dans le Paris des années quarante, en pleine Seconde guerre mondiale, les allemands ont envahis la ville et le couvre feu est mis en place tous les soirs.
Aliette Renoir, jeune femme d'une vingtaine d'années, y vit et y exerce la dangereuse profession de chasseuse de vampires comme son père et son frère. Seul problème, Aliette est incontestablement une trouillarde de première catégorie! Les bébètes en tout genre, le vide, la hauteur, les situations dangereuses, tout lui fiche une peur bleue et si elle a déjà tué deux vampires en même temps ce n'est que par chance... ils se sont entretués.
J'ai adoré cette anti héroïne par excellence même si elle pouvait parfois être énervante!
Son caractère, sa répartie, son humour; je me suis régalée!
 Aliette n'a jamais sa langue dans sa poche, elle répond toujours, bien souvent sans réfléchir avant. L'auteur a respecté l'époque en faisant parler Aliette avec l'argot des petits titi parisiens; et ce vocabulaire complètement déplacé dans la bouche d'une jeune femme m'a vraiment beaucoup fait rire surtout avec la répartie fulgurante de notre Aliette.

                 Les deux autres personnages centraux sont deux magnifiques vampires Lawrence et Sytry envers lesquels Aliette éprouve pas mal d'attirance.
Les deux ne se ressemblent pas vraiment et chacun pourra trouver son bonheur au niveau de leur personnalité.
On s'attache forcément a l'américain Lawrence et à sa manie d'appeler Aliette "chipie" et si au début Sytry m'a beaucoup moins plus par son coté coureur de jupon, il gagne en profondeur et en sensibilité avec le temps.
             
                 D'un point de vue mythologique, ce livre est intéressant et se rapproche peut être plus du mythe original du vampire. 50 vampires de premiers ordres, fils de Satan qui sont sur terre depuis la nuit des temps et qui ont a leur tour "créés" tous les autres vampires.
Le roi Abaddon qui règne sur les vampires de Paris est un personnage pour le moins impressionnant et j'ai beaucoup apprécié qu'ils vivent dans les sous sol de la ville, caché des humains, mais dans un luxe inouï.
             
                Au niveau de l'écriture, l'auteur nous donne à lire une histoire rythmée, entraînante qui n'est pas surchargée par les descriptions et ou chaque information vient en temps utile.
Ce livre a été lu pour ma part très rapidement, sûrement grâce a l'écriture gaie et fluide de Cécilia Correia et j'ai passé un excellent moment lors de cette lecture.